Oxala House: Season’s Greetings during Crisis Times

A little message to thank you a lot for your support throughout the last few years.
Looking forward to seeing you (again) in Djerba Island.

Hurrah, 2008 is over!

If you’re waiting for the traditional “Merry Christmas and Happy New Year” message, please, please do not go further in reading my annual message…
I may be sarcastic but never to the point of using the kind of messages featured by some greetings cards that capitalize on the global gloomy mood and featuring, such as “Have a Great Depression and a Subprime New Year”

A Chinese proverb says “Instead of damning the darkness, it’s better to light a little lantern.”
I would rather switch all Xmas lights on…

Here we are at the end of 2008. Most of us would argue that it was not a year to look back on. It is rather a year to look away from!
No doubt, 2008 will be remembered as the “annus horribilis” that brought down the world to its knees, within a global horrible mess, a mixture of interrelated crises: a food crisis, a financial meltdown, an energy/raw materials crisis, and finally, a System crisis.

For years and years, we’ve heard Medias and politicians from all parties announcing the down of a new era of perpetual growth and prosperity. 2008 provides the counter-thesis to the official speech. And what if this is the end of the global expansion cycle?

In times of crisis, people always look for scapegoats, a simplistic way to avoid bearing one’s own responsibilities. So far, we’ve been blaming the IMF, biofuels, bankers’ dishonesty and policymakers’ incompetence, Chinese appetite, uncontrolled free market fundamentalism…

The inconvenient truth is rather basic: We are living beyond our means and there is no improvement in sight. We are all guilty of this mess. We have built a hyper-consumption society that threatens all our ecological life-support systems and swallows our energy resources and raw materials at an unsustainable pace.
We have become accustomed to the intellectual hypocrisy, subscribed to all empty rhetorics disguising our System’s fragility.
Now, reality is just biting back. Our global economy looks like a huge Ponzi scheme, ready to implode at the first earthquake.

The “Doctor Doom and Gloom” (this is not me) says:
“We probably have less than ten years to put ourselves back on the road to sustainability.
It is vital to prevent the eminent social and ecological crashes and to avoid a worldwide climate/sustainability collapse. This would be really really HORRIBLE!”

For that, don’t you think that we should rethink our economy away from the demand for perpetual growth? Voluntary downsizing is a solution… Just think about it.

The emperor is naked and so are his knights, you and me.
But Hope you the best attainable World.
 A little e-card is here for that: Oxala_eCard2009

Zouheir (on behalf of Oxala House – Djerba)

PS: This is my annual message, don’t worry… Now, it is finished.

Oxala House : Vœux en temps de récession

Une fois par an, j’ai l’habitude mais surtout le plaisir de vous remercier pour la confiance que vous aviez témoignée, à un moment ou à un autre, à Oxala House, ainsi que pour votre adhésion à l’esprit qu’elle tente de véhiculer.
Ceci fut la partie sympa de mon message… A partir de là, les choses se corsent.

Emotifs s’abstenir…
Habitués au traditionnel et rébarbatif « On vous souhaite une Bonne et Heureuse Année 2009 », ne lisez surtout pas ce qui suit…
Conservateurs, passez votre chemin. Il n’y a rien à lire…
Angoissés et dépressifs, vous n’avez clairement pas besoin d’aller plus loin…

« Au lieu de fulminer contre les ténèbres, il vaut mieux allumer une petite lanterne » (Proverbe chinois).
Je vais plutôt allumer un cierge…

2008 aura été l’année de toutes les crises : crise alimentaire (les émeutes de la faim se propageant de l’Afrique à l’Asie et aux caraïbes), crise financière (des mastodontes de la finance demandant à genoux l’aide publique), crise énergétique (avec le pétrole atteignant des sommets jamais connus), crise du Système en entier (les fondamentalistes n’ont pu que constater, avec stupéfaction mêlée parfois d’horreur, que le système bâti depuis une quarantaine d’années par leurs « experts économistes » a failli s’effondrer comme un minable château de cartes).

2008 aura été la fête aux boucs émissaires…
Avec chacune de ces crises, nous avons cherché et trouvé un bouc émissaire : le FMI et les agro-carburants pour la première, des financiers peu scrupuleux et des régulateurs incompétents pour la seconde et la quatrième, les spéculateurs de tous bords et l’appétit insatiable des chinois, pour la troisième…

Et comme un malheur ne vient jamais seul, 80% des huîtres qui devaient être consommées dans un ou deux ans sont mortes au cours de l’été 2008 (source : Le Monde 1/1/2009), frappées par un mal mystérieux… De quoi assombrir les perspectives des prochains réveillons. Celui qui me trouve un bouc émissaire pour cette catastrophe, gagne son poids en huîtres…

La crise, ça a du bon… Elle permet de remettre les pendules à l’heure.

Mais à aucun moment, on n’a remis en cause notre mode de vie, ni nos pratiques de (hyper-sur) consommation. On ne s’est toujours pas posé de questions sur nos responsabilités, ni nos conneries éventuelles, encore moins sur la viabilité du Système… Depuis le reflux du pétrole, nous avons remis nos panneaux solaires et nos éoliennes au placard.

Je suis bien curieux (une pure curiosité intellectuelle que je suis prêt à payer) de la réaction qu’on aura bientôt face à la crise écologique qui fait les cent pas à nos portes… Des catastrophes naturelles récurrentes et virulentes nous laissent de marbre. La planète se meurt, et pourtant on ne jure que par la croissance du PIB… Que fera-t-on des quelques dizaines de millions de réfugiés climatiques qui frapperont à nos portes ? Accepteront-ils d’être nos futurs boucs émissaires ? Que fera-t-on devant l’imminent krach alimentaire et social ? Les foules rugissantes se contenteront-ils d’un p’tit « Soyez sympa… Attendez le retour de la croissance ! »

On me dit : « Notre Système est trop beau pour s’effondrer… »
En Afrique de l’ouest, on dit pourtant « Une pirogue n’est jamais trop grande pour chavirer »

J’entends d’ici certains parmi vous fulminer, grommeler, me traiter de tous les noms d’oiseaux… J’aurais dû leur raconter un joli conte de Noël (Il faut dire que la période s’y prête). A ceux-là, je ne peux que présenter mes excuses les plus plates de jouer les troubles fête pendant cette période de fêtes. Qu’ils reprennent tranquillement leur dégustation de huîtres…

Je ne répèterai pas mon cri de guerre de mes vœux 2008 « A bas le Système ! », car j’ai l’impression qu’il s’y dirige tout seul comme un grand. Et je n’aime pas taper sur les faibles, encore moins quand ils sont à terre…
Que notre récession reste une jolie petite récession bien sympathique et ne se transforme pas en  une HORRIBLE dépression… du moins pas tout de suite.
Soyons, pour une fois, fous : optons pour la simplicité volontaire. La décroissance sera alors cool à vivre.

Mes meilleurs vœux d’un monde meilleur… En me lisant jusqu’ici, vous l’avez bien mérité.
Mieux encore, j’ai même une p’tite carte de vœux pour vous :Oxala_eCard2009

Zouheir

PS : Ceci fut notre premier et dernier message de l’année… Ouf !!

Oxala House : Voeux d’un monde meilleur…

Chers tous,

Une période de fêtes qui me met toujours à plat… un compteur qui s’incrémente encore une fois et qui prend un malin plaisir à me rappeler que ce monde ne va guère mieux (est-ce un euphémisme ?)… Raison de plus de vous souhaiter le meilleur pour cette nouvelle année, de vous remercier pour la confiance que vous aviez témoignée, à un moment ou à un autre, à Oxala House, ainsi que pour votre adhésion à l’esprit qu’elle tente de véhiculer.

Un monde meilleur est toujours possible…

Zouheir

PS : Je suis conscient que ce message pèche par son manque d’optimisme et ne fait guère dans le politiquement correct (d’ici, j’entends certains murmurer « comme d’habitude ! »). La carte jointe pourrait peut-être me faire pardonner