Ta mère en string à la Bocca !

Maman sur la plage (avant)Les problèmes de la France sont quasiment tous réglés. Il ne nous restait justement plus que le « burkini »… Avec les derniers arrêtés municipaux, validés par des tribunaux administratifs qui ont tout compris au mal français, ce dernier problème est en passe d’être torché. Après, ça sera l’oisiveté intellectuelle à perpétuité. Des soirées entières, en perspective, à branler le mammouth devant les problèmes de nos voisins. Car eux, ils en auront toujours, tant qu’ils n’auraient rien compris à notre laïcité à la Française.

Hier, maman a été verbalisée sur la plage de la Bocca. Il faut dire qu’elle a tenu à garder son foulard malgré l’injonction de l’agent municipal. Mais quelle tête de mule !

Le soir, on a tous cotisé pour lui rendre ses 11 euros (le PV), contre son engagement solennel de :

  • Ne plus s’exhiber sur la plage tant qu’elle n’aurait pas, enfin, opté pour «une tenue correcte (elle a bien compris que son foulard non signé, c’est purement de la merde), respectueuse des bonnes mœurs (en se mettant à poil, par exemple) et de la laïcité (maman ne comprend rien à la laïcité, post-200x), respectant les règles d’hygiène (elle voulait savoir si l’on parlait de son foulard ou de sa culotte Grand Bateau) et de sécurité des baignades adaptées au domaine public maritime (Là, je la cite : « Mais parbleu, qui vous a parlé de mon désir de me baigner ? vous savez tous que je ne flotte plus depuis des lustres ! ») ».  Pour la convaincre, on a même dû lui relire 7 fois consécutives l’ordonnance du tribunal administratif de Nice qui insistait, quand même, sur sa « liberté d’exprimer dans les formes appropriées ses convictions religieuses ». Il fallait juste qu’elle adapte sa façon d’exprimer ses convictions pour qu’elle convienne à la Police du Vêtement (de France, pas d’Iran).
  • ressortir son bikini de 1953 (à l’époque, à 18 ans, elle a failli se faire verbaliser sur la même plage, parce qu’elle avait tombé le haut !), de lui enlever ses froufrous (pour qu’elle ne risque pas d’être retoquée pour « tenue incorrecte ») et d’aller exposer à la police cannoise ses charmes d’antan. Avec ce déballage de chair fraiche (terme consacré mais difficilement adapté à maman), le seul risque est qu’un agent zélé prenne ce qui pendouille de toutes parts pour une multitude de foulards islamiques cachés. Mais, nous avons évité d’évoquer ce risque devant elle.
  • pousser toutes ses copines à délaisser, une fois pour toutes, leurs « tenues ostentatoires qui font référence à une allégeance à des mouvements terroristes qui nous font la guerre.» (Thierry Migoule, directeur général des services de la ville de Cannes – le 11 août), en les sensibilisant au risque qu’elles se fassent tirer comme des lapines en burkini.
  • apprendre par cœur la définition de la nouvelle laïcité : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées dans l’intérêt de l’ordre public, partout sauf sur les plages et à condition de ne pas porter le voile islamique» (Article 1 de la loi 1905, tel que modifié suite à la canicule d’août 2016).

Maman sur la plage (après)Pour une nana soumise (ou musulmane, c’est kif-kif), maman nous a fatigués grave avec son plaidoyer sur les libertés bafouées (les siennes, mais pas seulement), sur le raidissement du discours sur la laïcité, sur l’atrophie de l’esprit critique et sur la consécration juridique de la discrimination et de « l’intransigeantisme laïciste »…

Elle est partie, en claquant la porte de sa chambre, et en criant « Je serai, dorénavant, invisible ! » (Ben oui, on l’est tous…), puis en ajoutant « Je suis une femme libre…libre de manifester, publiquement, mes convictions philosophiques ou religieuses… libre de le faire dans ma chambre. Et je les emmerde, ces p’tits cons à la p’tite quéquette !»

Ainsi est né le Collectif des Musulmans Invisibles, dans notre salon.
Maman n’est pas contente. Mais, tout est rentré dans l’ordre.
Vive la République ! Vive la Police du Vêtement (PV) !

MI-0000004 (car j’ai 2 sœurs et une seule maman, toutes prioritaires en terme d’invisibilité).

PS: Et pour en rire, car il le faut, le Billet de Sophia Aram « Itsi, bitsi, petit burkini »

Anti-vœux 2015 : « Rectal feeding » pour tout le monde…

« Un jour, on aura besoin d’un visa pour passer du 31 décembre au 1er janvier. » disait Jacques Sternberg. Ce jour-là, le basané que je suis, se trouvera confiné au 31 décembre (une fois pour toutes) et arrêtera enfin de vous souler avec ses anti-vœux de daube.
Mais d’ici là, vous allez en baver… Car, comme chaque année, j’ai de quoi vous gâcher cette merveilleuse période des fêtes… Oreilles prudes, s’abstenir !

C’est décidé. Je ne serai jamais un terroriste… car je n’ai aucune envie de me retrouver avec des pâtes en sauce dans le trou du cul ! Le Sénat américain a dévoilé la version abrégée (quelques 500 pages de synthèse d’un document plus important, de 6 700 pages, – toujours classifié) de son rapport sur les pratiques de la CIA dans sa fameuse « guerre contre le terrorisme ». Un rapport qui fait froid au (bas du) dos. Page 115, vous trouverez un paragraphe édifiant sur le «rectal feeding» (on en apprend tous les jours…): « Après approximativement trois semaines, la CIA a opté pour un traitement plus agressif… Mahjid Khan a alors été soumis contre sa volonté à une alimentation et une hydratation rectales impliquant deux bouteilles de ‘Ensure’ (boisson énergisante américaine). Plus tard ce même jour, le plateau repas de Mahjid Khan, composé de houmous, de pâtes en sauce, de noix et de raisin, a été réduit à l’état de purée et introduit par voie rectale… ».

Au-delà de la dimension purement technique qui me fait serrer l’œillet, c’est le mélange des genres que je n’aime pas. A cause de leurs conneries, on finira par confondre sodomie et fellation… Le même rapport de synthèse précise comment la CIA a pu engager deux médecins (James Mitchell et Bruce Jessen), pour développer une méthode de torture qui permette de réduire les prisonniers à un état de délabrement mental et physique. Les médecins ont basé leurs recommandations sur la théorie dite « de l’impuissance acquise», où des individus sont susceptibles de devenir passifs et déprimés en réaction à des événements systématiquement défavorables et/ou incontrôlables. Selon le rapport, les deux médecins ont reçu 81 millions de dollars de la CIA pour leurs services. La CIA leur a fourni, en 2007, une immunité légale relative à toute responsabilité juridique pouvant découler de ce beau programme de coaching personnalisé.

Je ne me ferai pas Chinois, non plus… Le Parti Communiste Chinois a décidé de s’attaquer aux diaosi (littéralement « poil de bite » en chinois… oui oui, j’en suis un), autrement dit aux branleurs de tout poil. Le Quotidien du Peuple (la voix officielle du Parti) a publié un article le 2 décembre 2014 pour fustiger ces nouveaux ennemis du peuple : « Beaucoup de jeunes se désignent désormais comme branleurs (…). Hommes ou femmes, qu’ils aient un peu de succès ou soient paresseux et décadents, tous se battent consciemment ou inconsciemment pour décrocher cette étiquette. Si vous ne l’êtes pas, c’est comme si vous vous détachiez des masses ». Etre diaosi n’est plus une injure, mais une contre-culture pleinement revendiquée par tous ces jeunes qui refusent le système. La « zhengnengliang » (énergie positive) est le mot d’ordre de la Chine qui gagne.  S’opposer à ce mot d’ordre, c’est tout simplement faire de la résistance passive au modèle dominant.

Et je ne roulerai plus de pelles… Plus jamais de « French kiss » sans étude préalable du microbiote orale de la partie envahissante… Des chercheurs néerlandais (revue Microbiome du 17 novembre) ont révélé qu’un patin de dix secondes permet de propager 80 millions de bactéries entre les deux bouches. Berk !

Le PIB est sous perfusion et tout le monde flippe à l’idée de le voir rechuter durant sa convalescence qui n’en finit plus… Malgré le remède de cheval administré par les banques centrales les plus en vue, la croissance semble en berne aux quatre coins de la planète…
Dans l’un de ses discours de 1968 (prononcé à l’université du Kansas), Robert F. Kennedy soulignait déjà les limites du PIB en tant que mesure de la richesse d’un pays :
« Notre PIB prend en compte, dans ses calculs, la pollution de l’air, la publicité pour le tabac et les courses des ambulances qui ramassent les blessés sur nos routes. Il comptabilise les systèmes de sécurité que nous installons pour protéger nos habitations et le coût des prisons où nous enfermons ceux qui réussissent à les forcer. Il intègre la destruction de nos forêts de séquoias ainsi que leur remplacement par un urbanisme tentaculaire et chaotique. Il comprend la production du napalm, des armes nucléaires et des voitures blindées de la police destinées à réprimer des émeutes dans nos villes. Il comptabilise la fabrication du fusil Whitman et du couteau Speck, ainsi que les programmes de télévision qui glorifient la violence dans le but de vendre les jouets correspondants à nos enfants.
En revanche, le PIB ne tient pas compte de la santé de nos enfants, de la qualité de leur instruction, ni de la gaieté de leurs jeux. Il ne mesure pas la beauté de notre poésie ou la solidité de nos mariages. Il ne songe pas à évaluer la qualité de nos débats politiques ou l’intégrité de nos représentants. Il ne prend pas en considération notre courage, notre sagesse ou notre culture. Il ne dit rien de notre sens de la compassion ou du dévouement envers notre pays.
En un mot, le PIB mesure tout, sauf ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue ».
Lucide, le bougre…

Mais, aussi visionnaire qu’il pouvait l’être, Kennedy ne pouvait imaginer qu’un jour, devant une économie en panne de croissance, on pousserait le délire au point d’intégrer le trafic de drogue et la prostitution dans la création de richesse. Là, c’est chose faite… On passe de la perfusion au dopage pur et simple… Après tout, l’argent n’a pas d’odeur.
Les revenus issus du trafic de drogue et de la prostitution pourraient gonfler le PIB d’un peu moins de 1 % au Royaume-Uni, et sûrement plus de 1.2% en Italie. Les activités criminelles qu’on intègre sont définies dans un document de la Communauté Européenne « Les activités économiques illégales ne sont considérées comme opération qu’à partir du moment où toutes les unités concernées y participent de commun accord. Dès lors, l’achat, la vente ou l’échange de drogues illicites ou d’objets volés constituent des opérations, alors que le vol n’en est pas une ». Dit autrement, ne compte que l’activité prohibée pratiquée par consentement mutuel … Nous voilà rassurés sur la méthodologie !

Il n’y a pas que les banques centrales qui jouent aux apprentis-sorciers. Les médecins aussi… C’est ce qu’une patiente américaine (appelons-là Nosy) a appris à ses dépens. Suite à un accident de la circulation, Nosy est devenue paraplégique en raison d’une lésion de sa moelle épinière. Quelques années plus tard, un hôpital de Lisbonne lui propose de tenter une régénération de la liaison nerveuse entre le cerveau et le bas de son corps par implantation, au niveau de la vertèbre lésée, de cellules souches prélevées sur sa muqueuse nasale. Le résultat fut décevant et aucune amélioration n’a été constatée. Huit ans après, Nosy a commencé à se plaindre de douleurs au dos, et a dû être opérée de nouveau pour ôter une masse fibreuse de quelques 4 centimètres de long qui a poussé au niveau de la blessure originelle. Après analyse, cette masse s’est révélée être un ersatz de nez : un mélange de cellules nerveuses, de muqueuses respiratoires, de fragments d’os, le tout enrobé dans un épais mucus (pour ne pas dire morve)…  C’est un peu comme si toutes les composantes d’un nez sont apparues, dans le désordre le plus total, sur la colonne vertébrale de Nosy. Après la bouche dans le cul, voici le nez dans le dos (et cette fois-ci, la CIA n’y est pour rien !).

La crise s’éternise sans pour autant entamer la niaque de certains éternels optimistes.
« La Grèce se trouve dans une période cruciale. Cinq ans d’efforts sans précédent s’achèvent. Nous parcourons le dernier kilomètre du marathon vers la sortie de crise » : c’est ainsi qu’Evangelos Venizelos, vice-Premier ministre s’est exprimé récemment sur l’économie de son